Laissez-passer

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jeudi 19 avril 2012

La SNCF rend la vie duraille aux Marocains

Dans le jargon du rail, on les appelle les «PS25». 2000 salariés marocains embauchés par la SNCF dans les années 1970 souvent préposés aux tâches ingrates mais qui, en vertu d’une clause de nationalité, ne bénéficiaient pas des mêmes droits que les cheminots français. 744 d’entre eux se sont unis pour poursuivre la SNCF en justice. Mais commencée il y a près de dix ans, cette bataille juridique n’en finit pas. En 2003, 70 travailleurs assignent en justice l’entreprise publique pour « discrimination ». Depuis, la première plaidoirie a été renvoyée six fois ! Dont la dernière hier après-midi devant le conseil des Prud’hommes de Paris. Les avocats de la SNCF ont demandé un délai supplémentaire ce qui reporte l’audience au 5 février 2013.

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jeudi 7 octobre 2010

La société civile marocaine peine à se rassembler

Quelque cinquante d’ONG, africaines et européennes, étaient réunis mardi à la conférence internationale d’Oujda pour la commémoration des cinq ans de Ceuta et Melilla. Dynamisme associatif ou division du mouvement ? La question s’est posée lors des débats. « Il y a une inflation des associations au Maroc qui décrédibilise le mouvement », regrette Younes Foudel, lui-même président du Forum asile migration.

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Cinq ans après Ceuta et Melilla, la guerre contre les migrants continue

Pour la première fois depuis ce que l’on nomme ici pudiquement « les événements de Ceuta et Melilla », l’association marocaine ABCDS organisait, mardi, à Oujda (Nord-Est du Maroc), une conférence internationale « sur les droits humains aux frontières ». Dans la nuit du 28 au 29 septembre 2005, 500 migrants subsahariens tentaient de franchir les hauts grillages barbelés des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, dans le Nord du Maroc. Onze d’entre eux mourraient sous les balles des policiers marocains et espagnols.

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Commémoration annulée

Le sit-in qui devait se tenir hier devant les barbelés de Melilla, enclave espagnole au Nord du Maroc, n’a finalement pas eu lieu. Si des manifestations ont déjà eu lieu à Ceuta, c’est la première fois qu’une association (l'Association Beni Znassen pour la Culture et la solidarité) tentait de commémorait le massacre de 2005 devant les grillages de Melilla. Plusieurs raisons, plus confuses les unes que les autres ont été données à cette annulation, mais visiblement les autorités marocaines n’étaient pas très enclines à autoriser une telle commémoration.

dimanche 3 octobre 2010

Najlae enfin régularisée !

Najlae Lhimer, jeune fille sans-papiers qui avait été interpellée alors qu’elle se rendait dans une gendarmerie pour porter plainte contre des violences familiales, expulsée vers le Maroc, puis autorisée à revenir par Nicolas Sarkozy en mars dernier, vient d’être régularisée par le nouveau préfet du Loiret. La lycéenne a pu retirer, le 29 septembre, sa première carte de séjour d’un an à « titre exceptionnel et humanitaire ». «Je vous informe qu'au terme d'un examen attentif de votre dossier et eu égard à votre insertion en France, j'ai décidé de vous délivrer à titre exceptionnel et humanitaire, une carte de séjour temporaire «vie privée et familiale» d'une validité d'un an et renouvelable», écrit le préfet dans un courrier adressé à Najlae.Pour son comité de soutien, cette victoire due à une «mobilisation exemplaire» montre «la voie à suivre pour soutenir les milliers de jeunes majeurs sans papiers».

Par ailleurs, le Conseil régional d’Ile de France a voté, vendredi dernier, une résolution de soutien aux jeunes majeurs sans-papiers scolarisés : « Le conseil régional déclare placer tous les élèves étrangers mineurs ou majeurs susceptibles d'être menacés d'expulsion sous la protection de l’assemblée régionale ; Soutient les actions de solidarité avec ces jeunes menées au sein des établissements en vue d'obtenir leur régularisation leur permettant de poursuivre leurs études en toute sérénité ».

jeudi 4 février 2010

Salima expulsée vers le Maroc sans sa jumelle

Malgré la mobilisation de plusieurs associations et partis politiques, Salima, une jeune femme sans papiers de Clermont-Ferrand a été expulsée vers le Maroc hier matin sans sa sœur, qui vit toujours cachée. Le Réseau éducation sans frontières avait «trouvé quelqu’un sur place à Casablanca pour l’accueillir» et a annoncé que la mobilisation continuait pour qu’elle revienne. Un rassemblement est prévu demain à 14h devant la préfecture du Puy-de-Dôme.

Une pétition pour Salima et Salma est disponible sur le site de RESF.

lundi 16 novembre 2009

La double peine kafkaïenne de Mounir Lamhammah

« J'ai payé ma dette, soupire-t-il. Je voudrais juste refaire ma vie ». Mounir Lamhammah a 31 ans, dont 24 passés en France. Un an après sa sortie de prison, il est convoqué aujourd’hui à la préfecture pour être renvoyé au Maroc, son pays d’origine. Une aberration au regard de son parcours : Mounir vit en France depuis l'âge de sept ans, toute sa famille est régularisée, il est père d'un enfant de cinq ans et vit en concubinage avec une Française.

Mounir se retrouve au centre d'une histoire kafkaïenne, où justice et administration ne cessent de se contredire. Le jeune homme, lui, essaye de se réinsérer après sept ans de prison. « On le jette dans un comportement délinquant, fulmine son avocate Karine Shebabo. Avec ce qu’il vit, il faut être très fort pour ne pas tomber. »

Condamné à douze ans de réclusion par la cour d’assises, Mounir Lamhammah sort de prison en octobre 2008 grâce à un « comportement exemplaire », selon son avocate. Jusqu'en 2012, il est soumis au régime de la libération conditionnelle : obligation de travailler, d’indemniser ses victimes et interdiction de quitter le territoire. Pour la justice, Mounir a purgé sa peine et doit maintenant réussir sa réinsertion dans la société.

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mardi 7 juillet 2009

Taoufik obtient son bac pro avec mention

Taoufik El Madroussi, jeune majeur sans papier du lycée professionnel Louis Girard de Malakoff, revenu en France en avril, a obtenu son bac professionnel MVA (maintenance véhicule automobile) avec mention assez bien. "Inutile de vous dire qu'il est super heureux, qu'il a un sourire jusqu'aux oreilles, bref, il a bossé et il a obtenu ce qu'il souhaitait, c'est génial", a indiqué son comité de soutien à l'AFP.

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mardi 9 juin 2009

M'Hamed Naïmi, l'amour en exil

M'Hamed NaïmiPORTRAIT. Elle l'appelle "mon futur mari". Lui dit "ma femme", avec l'espoir qu'elle le sera réellement un jour. Ces deux là s'aiment, c'est sûr. Mais obsédée par ses quotas d'expulsion, l'administration française n'a vu qu'un mariage blanc dans cette idylle et fait voler en éclat ce jeune couple. Avec une rare violence. Lui, sans papiers, a été expulsé vers le Maroc une semaine avant la date prévue de leur mariage ; elle est poursuivie en justice pour l'avoir hébergé et risque prison et amende au titre de l'article L.622-1 du Code des étrangers. Celui qu'Eric Besson qualifie de "mythe". Symbole des mensonges du ministre de l'Immigration, Jennifer Chary a été mise sous le feu des projecteurs en mai dernier (lire son portrait ici). Lui a vécu cette médiatisation de loin. Depuis Taza, sa ville natale où il est retourné vivre chez ses parents.

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lundi 11 mai 2009

"Ils ne peuvent pas nous ouvrir le cœur pour vérifier qu’on est amoureux"

PORTRAIT. Avec son teint de porcelaine, ses grands yeux pas tout à fait sortis de l’enfance et son sourire franc, Jennifer Chary n’a pas vraiment un look de criminelle. Pourtant cette jeune femme de 22 ans est convoquée ce matin au tribunal de grande instance de Dijon pour « aide à l’entrée et au séjour irréguliers ». Sous le coup du désormais fameux article L.622-1 du code des étrangers, elle risque cinq ans de prison et 30 000 euros d’amende. Son crime ? Avoir hébergé son fiancé, sans-papiers.

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mercredi 22 avril 2009

"Bienvenue en France Taoufik !"

REPORTAGE. Le salon d'honneur de l'aéroport d'Orly était, mardi soir, le théâtre d'une manifestation peu commune. Le chef du protocole avait lui-même la berlue devant ces militants armés de banderoles et de drapeaux, venus accueillir, en grande pompe, le jeune Taoufik El Madroussi, de retour en France après sept mois d'exil forcé au Maroc.

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mercredi 1 avril 2009

Malakoff fête le retour prochain de Taoufik

Taoufik El-MadroussiREPORTAGE. Devant le lycée Louis-Girard à Malakoff (Hauts-de-Seine), la banderole "Taoufik doit revenir" a été barrée d'un "va" victorieux. La grève générale prévue hier pour exiger le retour de ce lycéen sans-papiers de 21 ans expulsé en août dernier s'est donc transformée en assemblée joyeuse devant le lycée.

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