Laissez-passer

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lundi 27 février 2012

Ce que propose la gauche pour les sans-papiers

Manifestation D'ailleurs nous sommes d'ici, le 28 mai dernier ©Frédéric Poussin
Nous avons interrogé les candidats de cinq partis de gauche (PS, EELV, FG, NPA et LO) sur ce qu'ils entendaient mettre en place, s'ils étaient élus à la présidentielle, sur six grands thèmes touchant aux questions d'immigration. Voici leurs réponses :

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mardi 11 janvier 2011

La gauche en rétention pour soutenir Samana

Alima Boumediene-Thiéry

Une pièce de huit m2 : quatre murs blancs, une table, trois chaises, deux portes. C’est dans ce parloir que, depuis jeudi dernier, Samana Tshibuyi reçoit les parlementaires de gauche. Vingt-cinq jours aujourd’hui que ce père de famille congolais est enfermé dans le centre de rétention administratif de Palaiseau (Essonne). Vingt-cinq jours « pour rien » dénonce le Réseau éducation sans frontières (RESF), pour qui la vie de cet homme est en France, auprès de ses deux enfants (Cunégonde, 5 ans et Maximilien, 4 ans) et non en République démocratique du Congo qu’il a fui il y a sept ans et demi.

Les parlementaires, qui bénéficient d’un droit de visite des lieux d’enfermement, se relaient auprès de Samana depuis jeudi pour lui exprimer leur soutien : les socialistes Sandrine Mazetier et François Lamy ; Martine Billard et Danielle Simonnet (PG) ; Sylvie Clerc et Bernard Vera (PCF). Et, hier, Olivier Besancenot (NPA) et Alima Boumediene-Thiéry (EE-Verts).

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mardi 21 décembre 2010

Ces enfants privés de parents à Noël

Le Noël des orphelins de RESF ©Francine Bajande

L’ambiance était joyeuse et détendue lundi soir au local parisien du Réseau éducation sans frontières (RESF). Pourtant le rendez-vous du jour n’incitait pas particulièrement à la fête : le Réseau organisait un « goûter des Orphelins de Noël », réunissant une dizaine d’enfants dont l’un des deux parents, sans-papiers, risque de passer Noël dans un centre de rétention, sous la menace d’une expulsion. Mais, tous les enfants n’étant pas au courant du sort de leurs parents, les considérations politiques se sont faites, pour une fois, en toute discrétion et parcimonie.

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lundi 3 mai 2010

Un Paris-Nice, à pied pour des papiers

Dessin de FaujourQuelque 930 kilomètres à pied, en trente jours. Le pari n’est pas sportif mais politique, il est relevé par quatre-vingt sans papiers partis samedi de la capitale pour rejoindre la Côte d’Azur. Nice n’a pas été choisie pour son soleil, mais parce que la ville accueille, à la fin du mois, le sommet France Afrique, qui se tient l’année du cinquantième anniversaire des indépendances des anciennes colonies françaises. Une cinquantaine de chefs d’État sont invités, auxquels les marcheurs entendent délivrer un message : ne signez pas pour les expulsions !

Conformément au Pacte européen sur l’immigration et l’asile adopté en 2008, la France a signé des accords sur l’immigration avec plusieurs pays comme le Sénégal, la Tunisie ou le Bénin. Les manifestants demandent aux chefs d’États africains de ne plus signer ces accords de gestion des flux migratoires et de ne pas délivrer les laissez-passer permettant au gouvernement français d’expulser les immigrés en situation irrégulière.

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lundi 15 février 2010

« Étape décisive » pour les travailleurs sans papiers

Diaporama sonore de la manifestation du 13 février dernier, devant le siège du Medef :

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mardi 9 février 2010

Les sans-papiers de la rue du Regard « sous protection »

Depuis une semaine, il est là tous les jours, dès six heures du matin, « au cas où la police arriverait ». Laurent Cantet, Palme d'or du festival de Cannes pour son film « Entre les murs », se dit prêt à « faire tampon entre les forces de l'ordre et les grévistes » sans papiers de la rue du Regard (Paris 6e), menacés d'une évacuation imminente. « La grève est un droit constitutionnel qui n'est pas négociable », dit-il. Le réalisateur n'est pas le seul à s'être positionné. En quelques jours, un impressionnant mouvement de solidarité s'est constitué autour de ce piquet de grève.

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lundi 11 janvier 2010

« J’y suis, j’y reste, je ne partirai pas ! »

Malgré la neige et le froid, des milliers de sans-papiers ont marché, samedi après-midi, vers l’Elysée pour demander une « régularisation globale et la suppression du ministère de la honte ». Ils étaient 1500 selon la police, qui devait avoir la calculatrice congelée tant le cortège était visiblement plus fourni ; entre 6000 et 7000, selon les organisateurs.
 

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vendredi 13 novembre 2009

« Les gauches doivent enfin dire que l’immigration n’est pas un problème »

Michel Feher, Photo : Clemence Herout

Lire aussi :
Immigration : quelles alternatives ?

Michel Feher, philosophe, président de l’association « Cette France-là », décortique la politique migratoire mise en place depuis l’élection de Nicolas Sarkozy. Outre sa brutalité, elle est surtout incohérente, dit-il, et les partis de gauche peinent à faire passer ce message.

Eric Besson prétend qu’il fait la même politique que Jean-Pierre Chevènement et Daniel Vaillant (1). Est-ce le cas ?

Depuis 1974 et l’arrêt officiel de l’immigration de main d’œuvre, tous les gouvernements considèrent l’immigration comme un problème : « On ne peut pas accueillir toute la misère du monde». De ce point de vue là, on peut parler de continuité. Mais il existe aussi des ruptures. Depuis 2007, l’immigration a pris une importance énorme tant dans la pratique que dans la rhétorique gouvernementales. Du côté des pratiques, l’affichage des quotas de sans-papiers à expulser et le soupçon jeté sur l’immigration familiale se traduisent par une brutalité et une répression sans précédent – toutes les associations l’attestent – qui a d’abord pour fin de fidéliser l’ancien électorat du FN. En revanche, du côté de la rhétorique, le gouvernement ne dit plus seulement que l’immigration est un problème mais ajoute qu’elle peut être une chance, pour autant qu’on choisisse bien les migrants accueillis. Or comme, il ajoute que les critères de choix sont d’une part les besoins économiques de la France et d’autre part le respect, par les étrangers, des valeurs républicaines, le discours gouvernemental a pour double effet d’apaiser les craintes des électeurs se réclamant d’une droite humaniste et de gêner les partis se réclamant d’une gauche responsable.

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Immigration : quelles alternatives ?

Lire aussi l'entretien avec le philosophe Michel Feher :
« Les gauches doivent enfin dire que l’immigration n’est pas un problème »

« Il n’y a pas d’alternatives à notre politique» ne cesse de répéter Eric Besson depuis qu’il a pris les rênes du ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale il y a onze mois. Les charters vers l’Afghanistan, le démantèlement de la «jungle» de Calais, la chasse aux sans-papiers et à leurs soutiens, les quotas d’expulsions ne seraient donc pas des choix idéologiques mais une nécessité. A entendre le ministre, le gouvernement serait le seul capable de mener une politique rationnelle, tandis que l’opposition se draperait dans les bons sentiments et l’émotion. «Je suis surpris de voir qu’une partie de la gauche fait mine de ne pas comprendre que l’immigration irrégulière sape les fondements du pacte républicain et du pacte social» insistait même le ministre dans «Libération» du 20 octobre dernier, alors qu’il assurait faire «la même politique que Chevènement». La gauche est-elle vraiment «angélique», comme le prétend Eric Besson, sur les questions d’immigration? D’autres politiques migratoires sont-elles possibles ? Nous avons demandé aux responsables des questions d’immigration de quatre partis de gauche (Parti socialiste, les Verts, parti communiste et Nouveau parti anticapitaliste) de répondre à des questions concrètes de politique migratoire. Leur réponse prouvent qu’il existe bel et bien des alternatives à la politique actuelle et que la droite n’a pas le monopole de la raison... Le débat est lancé.

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jeudi 10 septembre 2009

«Chama me disait : "je vais te sortir de là"»

Il a sonné à la porte vers 21 heures, mardi soir. Ursula, sa petite amie, a hurlé de joie ; sa mère ensuite. De quoi réveiller Chama Dieumerci, 5 ans, qui a crié à son tour en voyant son père. « Il ne voulait plus me lâcher, s'amuse Joao Abel Gabriel. Il me suivait partout ! » Une heure avant, cet angolais de 44 ans était libéré, en toute discrétion, du centre de rétention administrative (CRA) de Bobigny, où il était retenu depuis deux semaines.

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vendredi 3 avril 2009

"Il y a un avant et un après la création du ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale"

ENTRETIEN. L'ouvrage collectif 'Cette France-là' décrypte la politique migratoire de Nicolas Sarkozy de mai 2007 à juin 2008. Augmentation des quotas d'expulsions, valorisation de l'immigration professionnelle "choisie", renforcement de l'autorité préfectorale.... Emmanuelle Cosse, l'une des auteurs de l'ouvrage, rédactrice en chef du mensuel Regards, analyse les transformations dans la politique d'immigration choisie par Sarkozy.

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mercredi 24 décembre 2008

Les Oubliés de Saint-Paul se rappellent au bon souvenir du préfet

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REPORTAGE. "On est là pour faire porte voix, comme d’habitude. Ca attire les télés". Josiane Balasko, devant l’église Saint-Paul de Nanterre (Hauts de Seine), martèle son message face aux caméras : « Nous demandons au préfet la régularisation de ces 58 hommes, femmes et enfants. Il est normal qu’ils puissent vivre normalement dans notre pays ». Hier matin, des personnalités du monde artistiques et politiques ont apporté leur soutien au collectif des Oubliés de Saint-Paul, qui exigent depuis huit longs mois leur régularisation.

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mardi 23 décembre 2008

Olivier Besancenot appelle à un rassemblement en janvier

Lors du rassemblement organisé aujourd'hui en soutien aux sans-papiers du collectif Les oubliés de Saint-Paul à Nanterre (Hauts-de-Seine), Olivier Besancenot, porte parole de la Ligue communiste révolutionnaire a appelé à un large rassemblement de la "gauche sociale et politique" en janvier :

"Il faut une mobilisation globale sur la question des sans-papiers. Un sursaut de toute la gauche sur la question de l'immigration, même si nous ne sommes pas d'accord sur tout. Je propose qu’on se retrouve dans la rue en janvier pour montrer la France qui lutte. Il faut montrer à la planète entière qu'il n'y a pas que des racistes au gouvernement".