Une trentaine d’organisations (1) organisent dimanche à Paris une manifestation à l’occasion de la Journée mondiale des migrants (15 heures au métro Belleville). A quelques mois de l’élection Présidentielle, ils souhaitent «faire entendre la voix de la solidarité, de l’hospitalité et de la fraternité». Dans la foulée de l’appel lancé par les Forum mondiaux de Quito en 2010 et de Dakar en février 2011, ces organisations exigent « une politique de solidarité réelle, juste et généreuse ».
(1) Syndicats (FSU, CGT, Solidaires), associations (ATTAC, Femmes Egalité, CIMADE, FASTI, Droits-Devant, LDH, MRAP, Act?up, FTCA?) collectifs (RESF, UCIJ, D?ailleurs nous sommes d'ici), des partis politiques (PCF, NPA, PG, Alternatifs, PCOF)




- « Vous avez quelque chose à dire ? »
Lunettes rouges sur le bout du nez et robe noire, Michèle Signoret, juge des
libertés et de la détention (JLD) à la cour d’appel de Paris, questionne d’un
ton glacial l’homme devant elle.
C’est
une villa cossue en face du parc des Buttes-Chaumont, dans le 19e
arrondissement de Paris. Un bâtiment en pierre de deux étages, aux fenêtres
grillagées, qui accueillait officiellement jusqu’en janvier dernier un
« centre culturel tunisien ». Derrière ses volets fermés, se trouvait
en réalité le siège du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), le
tout-puissant parti de l’ancien despote tunisien Zine el-Abidine Ben Ali.
Aujourd’hui, le 36, rue Botzaris et ses archives très convoitées se retrouvent
au coeur d’une affaire digne des romans d’espionnage.





