Laissez-passer

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jeudi 15 décembre 2011

Manifestation pour une politique migratoire généreuse

Une trentaine d’organisations (1) organisent dimanche à Paris une manifestation à l’occasion de la Journée mondiale des migrants (15 heures au métro Belleville). A quelques mois de l’élection Présidentielle, ils souhaitent «faire entendre la voix de la solidarité, de l’hospitalité et de la fraternité». Dans la foulée de l’appel lancé par les Forum mondiaux de Quito en 2010 et de Dakar en février 2011, ces organisations exigent « une politique de solidarité réelle, juste et généreuse ».

(1) Syndicats (FSU, CGT, Solidaires), associations (ATTAC, Femmes Egalité, CIMADE, FASTI, Droits-Devant, LDH, MRAP, Act?up, FTCA?) collectifs (RESF, UCIJ, D?ailleurs nous sommes d'ici), des partis politiques (PCF, NPA, PG, Alternatifs, PCOF)

lundi 21 novembre 2011

Des travailleurs toujours sans-papiers

Plusieurs centaines de travailleurs sans papiers parisiens ont manifesté hier devant la préfecture de police de Paris pour réclamer, après des mois de lutte, d’être enfin régularisés. En octobre 2009, ils sont plus de 6000 à se lancer dans un grand mouvement de grèves et d’occupations qui durera plus d’un an. Ce combat inédit se soldera, en juin 2010, par un accord historique avec le ministère de l’Immigration, permettant la régularisation des travailleurs sans papiers.

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mercredi 26 octobre 2011

A Paris, un squat rom part en fumée

L’entrepôt dans lequel ils vivaient depuis onze mois n’est plus qu’un tas de cendre. Hier matin, une quarantaine de familles roms attendaient sur le trottoir devant le 163 rue des Pyrénées (Paris 20e) de pouvoir récupérer quelques effets personnels qui auraient échappés aux flammes.

L’incendie a pris lundi soir vers 20h30 dans cette ancienne cartonnerie squattée par une centaine de Roms roumains, dont une quarantaine d’enfants. Rapidement, des rumeurs ont circulé sur l’origine de ce feu. Ainsi, un obscure Collectif contre la xénophobie affirmait dès lundi soir que des « individus en cagoule (avaient) attaqué la Maison des Roms (...) à coups de cocktail Molotov ».

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lundi 10 octobre 2011

Les mineurs isolés étrangers bientôt mieux accueillis ?

Cela pourrait être une victoire pour le président socialiste du conseil général de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone. Jeudi, la Chancellerie a annoncé la mise en place d’un accueil plus équitable entre les départements des mineurs isolés étrangers (MIE). Ces enfants, arrivés seuls sur le territoire, se concentrent essentiellement à Paris qui en accueille actuellement 1 700 pour un budget de 70 millions d’euros et dans le 93, où 950 sont pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance (à la charge des départements depuis 2007).

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lundi 29 août 2011

Ils n’ont pas oublié les coups de hache de Saint-Bernard

Manifestation du 27 août 2011 ©Francine Bajande Manifestation du 27 août 2011 ©Francine Bajande

Manifestation du 27 août 2011 ©Francine Bajande Manifestation du 27 août 2011 ©Francine Bajande

Ecouter Remember Saint-Bernard (durée 3'20) :


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vendredi 26 août 2011

« Botzaris36 » interpelle les candidats

Ils ne lâchent rien, surtout pas leur clavier. Le Collectif Botzaris36 continue sa web campagne pour trouver des solutions décentes à la trentaine de migrants tunisiens contraints de dormir dans le parc des Buttes Chaumont (Paris 19e) depuis leur expulsion du 36 rue Botzaris, le 16 juin dernier (lire ici et ici). Si certains ont réussi à trouver des solutions un peu moins précaires, une dizaine dorment encore dans le parc.

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jeudi 25 août 2011

Une journée ordinaire devant le juge des libertés

Le palais de justice de Paris- « Vous avez quelque chose à dire ? » Lunettes rouges sur le bout du nez et robe noire, Michèle Signoret, juge des libertés et de la détention (JLD) à la cour d’appel de Paris, questionne d’un ton glacial l’homme devant elle.

- « Je suis venu en France pour échapper aux mauvais traitements... » commence Sameh Theodore, chrétien égyptien (copte) enfermé depuis le 17 août au centre de rétention du Mesnil-Amelot, dans l’attente de son expulsion. Le père de famille de 45 ans n’aura pas le temps d’expliquer les persécutions dont sont victimes ses compatriotes coptes.

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vendredi 15 juillet 2011

Le mystère des archives du 36 rue Botzaris

Le 36, rue Botzaris, à ParisC’est une villa cossue en face du parc des Buttes-Chaumont, dans le 19e arrondissement de Paris. Un bâtiment en pierre de deux étages, aux fenêtres grillagées, qui accueillait officiellement jusqu’en janvier dernier un « centre culturel tunisien ». Derrière ses volets fermés, se trouvait en réalité le siège du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), le tout-puissant parti de l’ancien despote tunisien Zine el-Abidine Ben Ali. Aujourd’hui, le 36, rue Botzaris et ses archives très convoitées se retrouvent au coeur d’une affaire digne des romans d’espionnage.

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Du virtuel au réel, la solidarité s’organise pour les migrants de Botzaris36

On a souvent glosé sur l’égotisme des réseaux sociaux, cloîtrés dans leur monde virtuel. L’histoire du mot-clef (ou hashtag en langage Twitter) «Botzaris36» montre que les internautes peuvent passer de l’autre coté de l’écran et mouiller leur chemise. «Botzaris36» est créé sur le site de microblogging début juin, alors qu’une poignée de Tunisiens occupent ce bâtiment, siège du RCD en France. Dès leur expulsion des lieux, le 16 juin, une tweet-campagne se met en place pour venir en aide à la trentaine de migrants - dont au moins trois mineurs - condamnés à dormir dehors, dans le parc des Buttes-Chaumont.

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lundi 27 juin 2011

Dans le centre Primo Levi, au chevet des survivants

Salle d'attente du centre ©Benoit Rajau

Prendre le temps. Le temps d’écouter ou de ne rien dire, le temps d’accueillir et de tenter de soigner. C’est le pari fait en 1995 par l’association Primo Lévi qui ouvre alors un centre de soins consacré aux personnes victimes de la torture et des violences politiques. Quinze après, le bouche à oreille a fonctionné et ce sont plus de 300 patients qui sont soignés ici. Tout doucement.

Prendre le temps de recevoir d'abord. Dans une salle d’attente chaleureuse au deuxième étage d’un immeuble de l’avenue Parmentier à Paris, la sonnette retentit régulièrement pour laisser entrer hommes, femmes et enfants. Quelques livres, des jouets, des revues. Et deux « accueillantes » spécialement formées pour recevoir les nouveaux venus. Ils ne sont pas si nombreux, un tiers seulement des 300 patients du centre. « La durée moyenne de suivi est de deux à trois ans, explique la directrice, Sibel Agrali. Le temps est un luxe de notre époque, le droit commun n’en a pas. Nous nous donnons le temps pour une vraie rencontre, pour qu’un lien se tisse avec ces personnes. »

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lundi 20 juin 2011

A Paris, la communauté asiatique manifeste pour sa sécurité

Hu, habite depuis deux ans à Paris et cet étudiant de 24 ans est formel : les Chinois sont beaucoup plus victimes de racisme que les autres. « Pourquoi la police nous arrête toujours nous et jamais les noirs et les arabes? » demande t-il dans un français hésitant. Plusieurs dizaines de milliers d'Asiatiques (en majorité des Chinois) manifestaient hier après-midi à Paris pour exiger le « droit à la sécurité ». Quitte à stigmatiser d'autres populations ? « On n'est pas là pour monter les communautés les unes contre les autres, tente de rassurer Olivier Wang, porte-parole du collectif d'associations à l'origine de cette manifestation. On demande le droit à la sécurité pour tout le monde. »

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dimanche 29 mai 2011

De Tunis à Barbès, avec Hakim, sous les banderoles

©Frédéric Poussin
Hakim a des fourmis dans les jambes. Il sautille, avance vite, s’impatiente. Ce jeune tunisien, fraîchement débarqué en France, veut bien expliquer sa présence au milieu du défilé parisien, mais voudrait aussi rejoindre ses «copains» pour «manifester». De Barbès à République, samedi après-midi, le Collectif des Tunisiens de Lampedusa - comme ils se sont appelés - ne passe pas inaperçu dans le cortège. Slogans criés haut et fort, drapeaux sur la tête et dans les mains, chants révolutionnaires hurlés à tue tête... Les Tunisiens sont dans la place.

©Frédéric Poussin©Frédéric Poussin

©Frédéric Poussin ©Frédéric Poussin

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lundi 16 mai 2011

Le procès des enfants enfermés

Erwan s’avance vers la barre avec calme. Ce jeune kossovar de 17 ans est cité comme témoin dans le procès de l’enfermement des enfants étrangers. Les applaudissements sont proscrits («ce n’est pas un spectacle»), l’ambiance studieuse. Depuis neuf heures, ce samedi, experts et témoins défilent devant ce tribunal d’opinion (1).

Erwan, dont la famille, sans-papiers, vit traquée en France depuis neuf ans, s’interroge, après son passage en centre de rétention : « Je ne savais pas quoi dire à mon petit frère. Comment expliquer à un enfant de six ans qu’il est enfermé dans une cage ? ».

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dimanche 15 mai 2011

Aux urnes Parisiens !

Une semaine de la votation citoyenne commence demain à Paris et jusque dimanche dans le cadre de la campagne « Oui au droit de vote des résidents étrangers ». Les parisiens disposeront de plus de 200 lieux de vote pour donner leur avis sur cette question. Cette Votation, soutenue par la Ville de Paris, s’inscrit dans le cadre d’une campagne plus large, qui a connu une première étape en décembre 2010 avec 21 000 votants (85% de votes favorables) et un référendum d’initiative locale à Ivry-sur-Seine. Informations pratiques sur le blog du collectif et plateforme de débats sur www.votationcitoyenne-debat.org.

mardi 10 mai 2011

Au 51, avenue Simon Bolivar, les « flics se sont fait plaisir »

Devant le 100, rue de la Fontaine au roi
Devant le gymnase de la Fontaine-au-roi (Paris 11e), où plus d’une centaine de Tunisiens ont trouvé refuge depuis samedi, les visages sont tendus, les traits fatigués. Sur la porte, une affiche prévient : « Entrée interdite aux journalistes, policiers, partis politiques ». Parce qu’« ils ne disent pas la vérité » explique l’un des Tunisiens assis sur une chaise, sans que l’on sache vraiment de quelle catégorie il parle.

Les rumeurs circulent avec une liberté que leur envierait n’importe lequel de ces migrants. Celle du jour : des policiers, venus le matin même, leur auraient donné 24 heures pour quitter les lieux. A la mairie de Paris, on infirme cet ultimatum : « Les négociations sont en cours pour trouver une solution adaptée à chacun ».

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