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Tag - Porte des Lilas

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lundi 7 février 2011

Croquis de luttes

Voyage au bout de l'enversDepuis 2008, le dessinateur de presse Lionel Brouck a suivi toutes les luttes des « sans-voix » : des mal-logés de la rue de la Banque, en passant par les migrants de Calais et les grévistes sans papiers. C’est d’ailleurs au profit des caisses de solidarité de ces travailleurs en lutte depuis octobre 2009, que ces « reportages dessinés » sont aujourd’hui édités. Chaque planche est un moment de lutte pris sur le vif agrémentée des commentaires de l’auteur. Le tout donne un BD reportage atypique et intelligent. Un salutaire travail de mise en convergence qui montre le foisonnement des résistances. Des exemplaires sont disponibles à la librairie coopérative EMDP, impasse Crozatier Paris 12e (permanences le mercredi de 15h à 18h) et sur le site http://brouck.canalblog.com.

« Voyage au bout de l’envers », reportages dessinés de Brouck, 8 €.


vendredi 15 octobre 2010

Les sans-papiers de la Porte des Lilas lèvent le camp

Démontage de la tente ©Marie Barbier

Les hommes de la propreté de Paris au travail ©Marie Barbier

Il a fallu une heure aux hommes de la propreté de Paris pour vider les lieux et peu avant dix heures, hier matin, il ne restait plus rien du piquet de grève historique des travailleurs sans papiers de la porte des Lilas, à Paris.

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mercredi 23 décembre 2009

Solidarité « massive » autour des travailleurs sans papiers

A l’approche de Noël, le piquet de grève des travailleurs sans papiers de la Porte des Lilas a des allures de fêtes. Des deltaplanes chatoyants ornent les arbres ; de faux tournesols égaillent les barrières et un sapin de Noël a même trouvé sa place sous une poulie. Depuis la mi-octobre, vingt-cinq grévistes vivent ici, jour et nuit. Anciens ouvriers du chantier du tramway, ils occupent leur lieu de travail : une portion du trottoir du boulevard des maréchaux. Des conditions de grève extrêmement difficiles, qui ont été un peu adoucies par une solidarité rapidement mise en place : le syndicat Solidaires a donné des tentes ; la mairie du 19e a posé des toilettes ; la ville de Paris, un algéco avec un chauffage. Et tous les jours, les riverains se relaient pour apporter nourriture, bois pour se chauffer, vêtements ou tout simplement quelques billets.

Casque de moto sur la tête, Michel a fait une halte en moto pour donner dix euros : « C’est malheureux que je doive donner de l’argent, lâche t-il. C’est l’état qui devrait organiser ça, c’est comme pour les restos du cœur. » Le quinquagénaire ne cache pas que ce don représente aussi « un acte politique » : « Sarkozy construit une France a deux vitesses : survie pour les uns, bling bling pour les autres ». Son billet de dix euros arrive à point pour remonter le moral des grévistes : ce matin, pour la première fois depuis le début du mouvement, la caisse de solidarité était vide. « Nous avions plus d’argent au début », soupire Moussa Camara, leur porte parole, qui rappelle que cet argent leur sert chaque jour à acheter de quoi se nourrir. Plus la lutte est longue, plus le risque d’isolement s’accroît… L’aide morale est aussi décisive. « Tous les soirs, ils restent avec nous jusqu’à une ou deux heures du matin », ajoute Moussa

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mardi 27 octobre 2009

Sans-papiers, l'arme de la grève

La scène se déroule près de la gare Saint-Lazare à Paris. Depuis le 12 octobre, quelque cinq cents travailleurs sans papiers occupent une agence d’intérim, rue de Rome. Comme effrayés de leur propre audace, ils parlent peu et refusent de donner leur nom. Arrive un groupe d’une vingtaine d’hommes, gilet fluo sur le dos. Ce sont les maîtres-chiens de la SNCF, qui se sont battus pendant onze mois pour obtenir leur régularisation (lire le portrait ci-contre). Eux sont rompus aux journalistes et à la prise de parole en public. Sidibé Lacina, leur délégué, lance à la cantonade : « Nous sommes des anciens sans-papiers, comme vous. Aujourd’hui nous sommes régularisés et nous venons vous soutenir. Il faut vous accrocher! ». Timides applaudissements. Cette rencontre entre deux mondes en dit long sur le chemin parcouru par les travailleurs sans papiers. Sortis de l’ombre en avril 2008, avec la première vague de grèves et d’occupations, ils sont de nouveau des milliers à se jeter dans une longue et difficile bataille.

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