Laissez-passer

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vendredi 25 février 2011

Paris veut expulser en Libye !

À deux reprises, les 22 et 23 février, la police aux frontières (PAF) de Roissy a tenté de refouler un ressortissant sénégalais vers Tripoli, selon l’Anafé, seule association présente en zone d’attente. Cette personne avait fait escale dans la capitale libyenne à son retour d’un séjour dans son pays d’origine. Doutant de la véracité de son titre de séjour, la PAF a décidé de le renvoyer, malgré la répression sanglante en Libye. Seule l’intervention de la Cour européenne des droits de l’homme a pu empêcher cette expulsion.

jeudi 27 janvier 2011

Le « voyage » en France de Fatoumata, l’Africaine

Zapi 3, zone d'attente de RoissyEn 2009, 13 000 étrangers sont passées par une zone d'attente en France. La plupart dans l'indifférence générale. L'histoire de Fatoumata est donc une histoire banale : une femme qui veut rendre visite à sa famille mais qui, pour un papier oublié, est enfermée une semaine en zone d'attente avant d'être refoulée. Une histoire qui sort de l'ombre parce que le cinéaste Laurent Chevallier, beau-frère de Fatoumata, a décidé de la raconter. Récit d'une humiliation d'Etat.



Je m’appelle Laurent Chevallier. Je suis cinéaste et durant plus de vingt ans, j’ai réalisé plusieurs films en Guinée-Conakry (Djembefola, L’Enfant Noir, Circus Baobab, Momo le doyen, etc.). C’est dans ce pays, en 1999, que j’ai rencontré mon épouse Manty Chevallier-Camara qui depuis vit en France à mes côtés, loin de sa famille. Nous avions prévu d’inviter sa grande sœur Fatoumata Camara à venir passer un mois chez nous pour qu’elle soigne des problèmes chroniques de tension et qu’elle puisse découvrir nos deux enfants, ses neveux.

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mercredi 12 janvier 2011

« Je préfère passer ma vie enfermé en France que libre en Haïti »

PORTRAIT. Il ressemble à une bête traquée. Son regard est fuyant, ses mains tremblent. Nous l’appellerons Olivier, puisqu’il ne veut pas que son nom apparaisse, ni son visage. Olivier donc, Haïtien de 29 ans, est parti de Port-au-Prince le 25 décembre dernier pour un long voyage. Terminus officiel : Cotonou, la capitale du Bénin, en Afrique de l’Ouest. Destination officieuse : la France, où sa mère habite depuis vingt-deux ans et qu’il tente de rejoindre depuis « très longtemps ». Trop longtemps.

Olivier fait partie des soixante-quinze Haïtiens qui, les 23 et 26 décembre dernier, ont profité de leur transit dans les aéroports parisiens pour demander l’asile en France. Interpellés, placés en zone d'attente, ils ont, depuis, tous été libérés sur décision judiciaire.

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mercredi 29 décembre 2010

Quinze Haïtiens toujours enfermés

Les trente-deux Haïtiens arrivés jeudi à Orly avec un simple visa de transit se trouvaient hier dans une situation abracadabrantesque. Immédiatement placés en zone d’attente en prévision d’un retour forcé vers Haïti, ils avaient été séparés, par manque de place, une moitié étant transférée vers la zone d’attente de Roissy, Zapi 3. Hier, trente et un ont comparu devant les juges des libertés de Créteil et de Bobigny, le trente-deuxième étant hospitalisé pour des raisons inconnues.

Dans les deux tribunaux, les juges ont ordonné la fin de leur maintient en zone d’attente, pour vices de procédure ou présentation de garanties de représentation. Un seul, dont la famille ne s’était pas présentée à l’audience, a été maintenu en zone d’attente.

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mardi 28 décembre 2010

Quitter Haïti « coûte que coûte »

Ces gens-là n’ont pas de chance, ils sont trop âgés pour être adoptés. Sinon le gouvernement aurait envoyé un avion aux frais du contribuable pour les rapatrier en France ! » Avec cynisme, maître Mahieddine Bendaoud résume la situation des trente-deux Haïtiens débarqués à l’aéroport d’Orly jeudi 23 décembre. Ils ont entre vingt et trente ans et ont vu leur demande de visa long séjour refusée par les autorités françaises, malgré la présence de leur famille sur le territoire.

Arrivés jeudi soir à Paris avec un visa de transit, ils ont immédiatement été placés en zone d’attente, en prévision d’un retour forcé vers Haïti. Pour éviter ce refoulement, les trente-deux Haïtiens ont demandé l’asile. Seize sont restés en zone d’attente à Orly, seize ont été transférés à Roissy faute de place. Tous y ont passé le réveillon de Noël.

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jeudi 19 août 2010

Paris expulse les Roms sous les hués

Circulez, y’a rien à voir. Alors que le gouvernement communique à tout va sur les évacuations de campements, c’est en toute discrétion hier, que quatre-vingt treize Roms ont été rapatriés vers la Roumanie à bord de deux vols réguliers depuis les aéroports de Lyon Saint-Exupéry et Roissy Charles de Gaulle. Un autre vol devrait décoller aujourd’hui avec « une centaine de personnes » à bord et le dernier prévu - pour le moment - devrait partir le 26 août.

Une discrétion inhabituelle qui pourrait s’expliquer par le flot de critiques tombant de toutes parts depuis l’annonce de ces rapatriements.

Pour Malik Salemkour, du collectif Romeurope, ces retours forcés ont déjà prouvé leur inefficacité :

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lundi 16 août 2010

Le préfet du Loiret veut expulser plus vite que son ombre

En quarante-huit heures, Amadou D., orléanais de 31 ans, a vu sa vie basculer pour se retrouver sur le tarmac de Roissy, menacé d’un retour forcé vers le Sénégal. Le 11 août au matin, cet étudiant en master de biochimie, en France depuis huit ans et en concubinage avec une Française, se rend à la gendarmerie, où il est convoqué. «Un véritable guet-apens», tonne son avocat, Sileymane Sow, pour qui cette convocation-piège est d’autant plus scandaleuse que son client, sous le coup d’une obligation de quitter le territoire, a fait confiance aux autorités.

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dimanche 11 juillet 2010

A Beauvais, la solidarité s'organise pour éviter un « mini-Sangatte »

Camping municipal de Beauvais ©Pierre Pytkowicz

Condamnés à dormir à la rue faute de places d’hébergement, des demandeurs d’asile se sont installés dans le camping municipal de Beauvais, avec le soutien des associations.

REPORTAGE. Sur une belle pelouse onduleuse, quatorze tentes, de tailles et couleurs différentes, s’étalent au soleil. Rien ne distingue ces guitounes des autres toiles de vacanciers. Si ce n’est, justement, que pour ces campeurs, l’endroit n’a rien d’une villégiature. Depuis le 1er juillet, une vingtaine de demandeurs d’asile dorment au camping municipal de Beauvais (Oise) ; dernière solution trouvée par les associations pour éviter à ces hommes et à ces femmes de dormir sous les ponts.

Il y a là des Nigérians, des Congolais, des Angolais ; artistes, intellectuels, opposants politiques qui ont fui les persécutions et pensaient trouver en France, « patrie des droits de l’homme » comme ils l’appellent, l’asile. Ainsi, Pitchen Sokolo, artiste peintre et sculpteur, dénonçait, à travers ses œuvres, les lobbies du tabac au Congo Kinshasa. Mis en prison, il a été torturé avant de réussir à s’enfuir. Arrivé à Beauvais, il a dormi deux mois dehors. « Je suis parti brutalement pour sauver ma vie, raconte-t-il, derrière ses petites lunettes rondes. En tant qu’intellectuel, je m’attendais à ce que la France soit une terre d’asile. » Raté.

« Les blancs ne sont pas des gens bien »

Raté aussi pour Philomène qui, elle, a quitté le même pays le 26 juin dernier. Violée par un militaire qu’elle a dénoncée, elle dit : « Je ne peux pas retourner là-bas, ils vont me tuer ». Pourquoi, comment, parcoure-t-on la moitié du globe pour se retrouver à Beauvais ? Un « monsieur » l’a amenée ici, elle ne sait pas pourquoi. Avant d’être logée au camping, elle a dormi sous un pont. « Il y a beaucoup d’insécurité. Les blancs ne sont pas des gens bien, on ne peut pas laisser des gens dormir comme ça. » Et de s’inquiéter : « Le camping est ouvert deux mois, après on va aller où ? »

Camping municipal de Beauvais ©Pierre Pytkowicz Camping municipal de Beauvais ©Pierre Pytkowicz

Camping municipal de Beauvais ©Pierre Pytkowicz Camping municipal de Beauvais ©Pierre Pytkowicz

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vendredi 9 avril 2010

Guilherme, caillou dans la machine à expulser

La lumière des réverbères éclaire faiblement un homme seul sur le trottoir. En costume sombre, il tire derrière lui une lourde valise blanche. Au bout de la rue, des cris et des applaudissements éclatent. Jeudi, quelques minutes avant minuit, Guilherme Hauka Azanga ressort libre du centre de rétention administrative (CRA) de Bobigny. Comme une dernière humiliation, les agents de la police aux frontières le libèrent par la porte de derrière, quand sa famille et ses soutiens l’attendent devant l’entrée principale. Épilogue éloquent de plusieurs mois d’acharnement administratif contre un homme qui a résisté à quatre tentatives d’expulsion, a purgé deux mois de prison et dont le seul crime, rappelle ses soutiens, est « de vouloir vivre en France avec sa famille ».

La une de l'Humanité du 10 avrilQuelques heures plus tôt, la préfecture du Rhône avait diffusé un communiqué de presse succinct indiquant que, dans « l’impossibilité matérielle de faire procéder à la reconduite à la frontière de Monsieur Hauka Azanga à destination de son pays, l’Angola », le préfet du Rhône décidait de mettre fin à sa rétention. Une belle victoire pour les soutiens qui ont mené une impressionnante mobilisation contre l’expulsion de ce père de famille lyonnais. A peine libéré, ce dernier, visiblement ému, raconte les derniers rebondissements de son aventure : « Vers 16 heures (jeudi, NDLR), j’ai été transféré du centre de rétention vers le Bourget et mis dans un jet privé. Après quarante minutes de vol, le pilote m’a dit qu’on faisait demi-tour, qu’il n’avait pas accès à l’espace aérien du Portugal ». Prête à tout pour l’expulser, l’administration comptait transférer Guilherme à Lisbonne, d’où un vol décollait dans la soirée pour Luanda.

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lundi 29 mars 2010

Derrière les barbelés du « camp Besson »

D'une capacité de 240 places, le centre de rétention du Mesnil-Amelot 2 doit entrer en fonction aujourd'hui. Visite guidée d’un complexe sécuritaire high-tech au service du ministère de l’Immigration.

Le Mesnil-Amelot 2

Chambres truffées de caméras, détecteurs de mouvements, portes automatisées, policiers retranchés derrière des interphones, double enceinte de barbelés... Bienvenue dans le plus grand camp d’enfermement des étrangers de France : le nouveau centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot qui doit entrer en fonction aujourd’hui.

A quelques mètres des pistes de l’aéroport international Roissy-Charles-de-Gaulle (Seine et Marne) et à un kilomètre du premier centre de rétention qui compte déjà 140 places, le « Mesnil-Amelot 2 », comme on l’appelle déjà, pourra «accueillir» jusque 240 sans papiers en attente d’une éventuelle expulsion. Le plus grand complexe jamais construit depuis le CRA de Vincennes, ravagé par un incendie en juin 2008 après le décès d’un Tunisien de 41 ans. Dénonçant une nouvelle étape dans l’« industrialisation de la rétention », les associations n’hésitent pas à qualifier ce nouveau centre de « camp d’internement pour étrangers ». Et redoutent les effets d’une violence institutionnalisée : automutilations, grèves de la faim et tentatives de suicides, dont ils seront les seuls témoins, puisque les journalistes y sont persona non grata.

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mercredi 24 février 2010

Quand Duygu Kaplan a découvert qu'elle «n'était plus seule »

PORTRAIT. En 2007, cette jeune Kurde était filmé dans Laissez-les grandir ici. Trois ans plus tard, devenue majeure mais toujours sans papiers, elle revient sur cette expérience unique.

Duygu Kaplan ©Patrick Nussbaum

« Est-ce que c’est normal d’avoir peur quand on va à l’école ? ». En mars 2007, à un mois de l’élection présidentielle, le Collectif des cinéastes pour les sans-papiers réalise «Laissez-les grandir ici». Trois minutes pendant lesquelles des enfants menacés d’expulsion racontent leurs rêves suspendus et la peur au quotidien. Parmi eux, Duygu Kaplan, jeune fille kurde de quinze ans, en France depuis dix mois.

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lundi 11 janvier 2010

Afghans : expulsion suspendue à Roissy

Les trois Afghans qui devaient être renvoyés ce matin vers la Grèce, n’auront finalement pas été expulsés, ayant refusé d’embarquer à bord de l’avion pour Athènes. Sous le coup de la procédure Dublin II, ils devaient être réadmis dans ce premier pays traversé de l’Union européenne. Comme leurs sept compatriotes également retenus au centre de Vincennes dans l’attente de leur expulsion, ils comparaissaient aujourd'hui devant la cour d’appel du juge des libertés. A l’heure actuelle, le juge a rendu son ordonnance pour trois d’entre eux, décidant de les libérer pour procédures irrégulières, puisque tous ont été arrêtés lors d'une convocation piège en préfecture.

L’appel du prix Goncourt Atiq Rahimi pour les Afghans de Paris

«Il y a certainement eu une époque où on appelait un immigré un homme. Même s’il était sans papier.» Ému du sort fait à ses compatriotes afghans dormant dans les rues de la capitale, le prix Goncourt 2008 a saisi sa plume pour lancer un vibrant appel aux autorités.

Rassemblement dimanche soir pour les Afgans de ParisChaque soir, dans la neige et le froid, 150 à 200 migrants, afghans pour la plupart, dorment sur les bords du canal Saint-Martin. Devant les eaux prises par la glace, ils n’ont souvent qu’un maigre feu pour se réchauffer. Certains sont mineurs, d’autres demandeurs d’asile. «Ils sont jeunes, certains ont à peine quinze ans, aucun plus de trente, écrit Atiq Rahimi. La France, c’est-à-dire nous, les poursuit comme des criminels. Menottes, avion : c’est aux barbus qu’on les remet puisque les intégristes sont les seuls à leur ouvrir les bras.» Lancé jeudi sur internet, son appel a déjà recueilli plus de 500 signatures, dont celle de Marjane Satrapi, Carole Bouquet, Charlotte Rampling, Patrice Chéreau ou encore Charlotte Gainsbourg. Hier, en fin d’après-midi, des centaines de personnes se sont réunis sous un pont du canal Saint-Martin pour lancer un appel à la mobilisation.

La déclaration d'Atiq Rahimi, Prix Goncourt 2008, dimanche soir :




Celle d'Augustin Legrand, porte-parole des Enfants de Don Quichotte :




Enfin, la prise de parole de Didier Cussernes, d'Emmaüs :

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vendredi 30 octobre 2009

La réalité sordide des antichambres de l’expulsion

Des «vies brisées», des «espoirs anéantis», des «familles séparées»... La Cimade a dressé hier un constat accablant de la politique d’enfermement des étrangers en France. Chaque année, plus de 30 000 hommes, femmes et enfants passent par les vingt-six centres de rétention administratives (CRA) de France, antichambres de l’expulsion. La Cimade est la seule association autorisée à y pénétrer pour fournir aux étrangers une aide juridique indispensable. Mais l’association oecuménique précisait hier qu’il s’agissait peut être du dernier rapport complet rendu sur la question. Depuis 2008, le ministère de l’Immigration prévoit de réformer l’aide juridique aux étrangers retenus, notamment en morcelant cette mission. «L’objectif est d’éclater cette mission pour empêcher les associations d’avoir un rôle de contre-poids», dénonce Laurent Giovannoni.

En attendant, la Cimade ne renonce pas à son rôle de témoignage. «Le climat général dans les centres de rétention se dégrade considérablement» dénonce Damien Nantes, responsable du service défense des étrangers reconduits. L’événement marquant de l’année 2008 aura été l’incendie du centre de rétention de Vincennes, entièrement parti en fumée après une révolte des retenus, suite à la mort de l’un d’entre eux. Un centre de 180 places est en cours de reconstruction. Loin d’être exceptionnelle, les révoltes des retenus sont régulières constate la Cimade : «la tension monte. C’est avant tout contre eux-même que les étrangers retournent cette violence : automutilations, tentatives de suicide, grève de la faim se multiplient». Ainsi, en mai 2009, l’association a comptabilisé, pour le seul centre de rétention de Vincennes, neuf tentatives de suicide.

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jeudi 13 août 2009

Vives protestations contre l'expulsion programmée d'une fillette

Lundi dernier, centre de rétention du Canet, dans le 14e arrondissement de Marseille. Sur le tableau qui liste les expulsions à venir, un nouveau nom apparaît : famille Santos ; embarquement forcé prévu vendredi 14 août sur le vol Air France de 6h35. Marignane - Lyon - Paris Roissy. Puis les Philippines via Amsterdam. Vendredi donc, Véa, 5 ans, née sur le sol français, pourrait être « reconduite », selon le vocable en vigueur, dans un pays où elle n'a jamais mis les pieds et que ses parents ont quitté depuis dix ans.

La famille Santos

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