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Tag - Serge Guichard

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jeudi 22 septembre 2011

La mobilisation s'étend pour Serge Guichard, poursuivi pour avoir nettoyé un bidonville

Le parquet d’Evry a trouvé un bon filon pour renflouer le ministère de la Justice : faire payer des amendes aux militants. Serge Guichard, président de l’association de solidarité avec les familles roms de l’Essonne, doit comparaître aujourd’hui devant le tribunal d’instance d’Evry pour « dépôts d’immondices sur la voie publique » (lire ici). Il risque 1500 euros d’amende, voire une peine de prison d’après la ligue des droits de l’homme (LDH) qui le soutient.

Son crime ? Avoir organisé, avec d’autres associations un nettoyage complet du bidonville de Moulin Galant. Depuis six mois, ce terrain occupé par des familles Roms ne bénéficiait plus du ramassage des ordures. Associations, militants et Roms avaient donc nettoyé les lieux et posé 2000 sacs poubelles à l’entrée du terrain, à disposition des services d’enlèvement. L’action s’avère fructueuse : quelques semaines plus tard, les ordures sont ramassées régulièrement.

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jeudi 8 septembre 2011

Poursuivi pour avoir nettoyé un bidonville !

Le campement du Moulin-Galant avant nettoyage«Nous revendiquons le droit d’être solidaires !» Si le but de l’action judiciaire engagée contre Serge Guichard était de le faire taire, une chose est sûre : elle a échoué ! Le président de l’association de solidarité avec les familles roms de l’Essonne apparaît plus remonté que jamais.

Ce militant de longue date de la cause rom est cité à comparaître le 22 septembre devant le tribunal d’instance d’Evry pour « dépôt d’immondices sur la voie publique ». Il risque 1500 euros d’amende et une inscription sur son casier judiciaire. La peine est minime, mais reste « inadmissible sur le principe et sur la forme » pour Serge Guichard, bien décidé à transformer ce procès en tribune pour les Roms.

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mardi 10 mars 2009

Centres de rétention, les citoyens s'en mêlent

Carte des centres de rétention"Ne nous laissez pas isolés et dans le silence." Le 14 février, une vingtaine de retenus du Centre de rétention administrative (CRA) de Palaiseau (Essonne) se mettent en grève de la faim pour crier leur colère. Un mode d'action devenu presque banal dans ces centres où sont retenus les sans-papiers dans l'attente de leur expulsion. Mais cette fois-ci, le cri d'alarme a franchi les murs de cette "prison pour étrangers". "Ca se passe sous nos yeux, dans notre ville. On s'est dit : "Que peut-on faire de l'extérieur?", raconte le Palaisien Serge Guichard (PCF et Collectif Gauche antilibérale unie). Après quelques réunions entre partis de gauche, associations et simples soutiens, une cinquantaine de premiers volontaires décident de créer un observatoire citoyen du CRA de Palaiseau. Depuis la semaine dernière, ils visitent les retenus deux fois par semaine. Alors que la situation dans les CRA est chaque jour un peu plus explosive ; que la Cimade, seule association habilitée à y entrer, est sur la sellette, cette initiative pourrait mettre en débat un droit de regard sur les lieux d'enfermement des étrangers.

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