Une «accélération» pour
les uns, un «acharnement» pour les autres. Ces trois dernières semaines, trois
familles ont été placées au centre de rétention administrative (CRA) de
Saint-Jacques-de-la-Lande (Ille-et-Vilaine).
La dernière en date, la famille Chowdhury, a été arrêtée mercredi matin à son domicile. En France depuis six ans, ils ont fui le Bengladesh où le père, militant politique, est condamné à la prison à vie. Leurs deux enfants sont nés en France. L’aîné bénéficie d’un soutien médico-psychologique à cause de troubles du langage et du comportement. « On se bat pour obtenir leur régularisation depuis cinq ans, raconte Yannick Nadesan, conseiller municipal PCF et parrain du petit garçon. Mais l’administration rejette nos demandes et cette famille vivait dans la peur que la police vienne frapper à leur porte. » Ce qui a fini par se produire il y a deux jours.
