« Est-il vraiment nécessaire d’attendre le plan grand froid pour augmenter le nombre de lits ? » s’interroge Laura Brav, coordinatrice du centre d’écoute et de soins de Médecins Sans Frontières. A l’approche de l’hiver, les associations s’inquiètent du manque de places pour les exilés parisiens contraints de dormir dehors. Actuellement, le centre de la Boulangerie (Paris 18e) leur réserve 80 places et les mineurs bénéficient d’une centaine de lits dans la capitale. Mais ces 180 places restent insuffisantes : chaque soir, entre 120 et 150 migrants dorment à la rue.
Tag - Square Villemin
lundi 20 septembre 2010
A Paris, l’hiver ne se fait pas attendre pour les exilés
Par Marie Barbier le lundi 20 septembre 2010, 16:18 - Les Afghans du Canal
jeudi 12 novembre 2009
Kit de survie hivernal pour les exilés afghans
Par Marie Barbier le jeudi 12 novembre 2009, 08:00 - Les Afghans du Canal
REPORTAGE. Ils repartent radieux, enfilant leurs nouveaux gants et essayant les sacs à dos, dans lesquels sont immédiatement cachés les duvets neufs, à l’abri des regards envieux. Mardi après-midi, les associations humanitaires organisaient, à Calais et Paris, des distributions de matériel de survie pour les migrants à la rue. Près de la gare de l’Est, dans le 10e arrondissement de la capitale, ils sont des centaines à attendre patiemment leur tour. «On leur donne des sacs de couchage et des sacs à dos, explique Laura Brav, coordinatrice de la mission France de Médecins sans frontières, qui soupire : «Ce n’est pas du tout une solution, il leur faudrait un hébergement.» Actuellement, ils seraient entre 250 et 300 migrants dans le 10e arrondissement de Paris, Afghans dans leur très grande majorité. Jean-Michel Centres, du Collectif des exilés du 10e, comptabilise une trentaine de demandeurs d’asile et une dizaine de mineurs à la rue. La saturation des dispositifs d’accueil les contraint à dormir dehors, alors que les nuits s’allongent et se refroidissent.
jeudi 10 septembre 2009
Avec les enfants perdus d'Afghanistan
Par Marie Barbier le jeudi 10 septembre 2009, 18:22 - Les Afghans du Canal
REPORTAGE. Intrigués, ils s'approchent, écoutent. Se chuchotent dans l'oreille, rigolent. Et s'éparpillent, telle une volée de moineaux, vers le baby-foot où une partie s'engage. Comme tous les ados du monde, les garçons de la plate-forme d'accueil des mineurs isolés étrangers de France terre d'asile, aiment jouer. Pourtant, à y regarder de plus près, ces garçons là ne sont pas comme les autres.
jeudi 20 août 2009
Polémique après l'évacuation du square Villemin
Par Marie Barbier le jeudi 20 août 2009, 08:00 - Les Afghans du Canal
Il est un peu plus de 21 heures, mardi soir, lorsque CRS et maîtres-chiens débarquent au square Villemin dans le 10e arrondissement parisien. Situé entre le canal Saint-Martin et la gare de l'Est, ce petit parc est devenu le refuge des jeunes migrants qui affluent à Paris depuis la fermeture du centre de Sangatte, près de Calais, en 2002. Tous les soirs, ils sont plusieurs centaines à escalader les grilles du parc pour s'y réfugier la nuit. Une situation qui ne pouvait plus durer, selon la mairie et la préfecture de police, qui ont décidé conjointement la fermeture nocturne du jardin. Pour une durée indéterminée, des forces de l'ordre patrouilleront la nuit devant le square pour dissuader les migrants d'y entrer.
«Ils demandent asile et protection à la France »
Par Marie Barbier le jeudi 20 août 2009, 07:00 - Les Afghans du Canal
Depuis 2007, le centre d'écoute et de soins de Médecins sans frontières, à Paris, apporte un soutien psychologique aux demandeurs d'asile déboutés. Entretien avec sa coordinatrice, Laura Brav.
lundi 6 juillet 2009
La gale s'installe chez les Afghans de Paris
Par Marie Barbier le lundi 6 juillet 2009, 07:00 - Les Afghans du Canal
Au petit matin, le square Villemin dans le 10e arrondissement de Paris ressemble davantage à un camp de réfugiés qu'à un espace vert. Les pelouses sont recouvertes de duvets bleus dans lesquels dorment des migrants, Afghans dans leur grande majorité. Le temps semble comme suspendu : certains se brossent les dents à la fontaine, d'autres émergent lentement, au milieu du terrain de basket. A la sortie du parc, en revanche, on s'agite. Dès 8 heures du matin, ils sont déjà plusieurs dizaines attroupés autour des bénévoles de Médecins sans frontières (MSF) qui organisait ce week-end une opération de traitement contre l'épidémie de gale.
vendredi 19 décembre 2008
Sangatte au coeur de Paris
Par Marie Barbier le vendredi 19 décembre 2008, 19:43 - Les Afghans du Canal

REPORTAGE. Certains ont à peine quatorze ans. Les plus âgés, la trentaine. Tous les soirs, place du Colonel-Fabien, dans le 10e arrondissement de Paris, des dizaines de jeunes hommes attendent. Leur espoir ? Réussir à monter dans les bus de l’Atlas qui transportent les sans-abri dans des centres d’hébergement, et éviter ainsi de passer une nouvelle nuit dehors. Ce sont des Afghans, dans leur très grande majorité, et il y a aussi quelques Irakiens et Iraniens. Ils ont fui des pays en guerre, parcouru l’Europe pendant des mois et atterri à Paris, au carrefour des routes migratoires.





