Ils ne comptent pas en rester là. Les trente-huit maîtres-chiens sans papiers de la SNCF qui avaient entamé en octobre 2008 une longue lutte pour obtenir leur régularisation, passent à la deuxième phase de leur action : les poursuites. Hier, ils étaient rassemblés, avec leurs soutiens, devant le conseil des Prud'hommes de Paris où onze sociétés devaient répondre, entre autre, de travail dissimulé. « Des sommes considérables » sont en jeu affirme l'avocat des maîtres-chiens, Xavier Robin, qui regrette un report de l'affaire à une date ultérieure.
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mardi 1 février 2011
Les maîtres-chiens de la SNCF contre-attaquent
Par Marie Barbier le mardi 1 février 2011, 08:30 - Travailleurs en lutte
mardi 29 décembre 2009
Deux maîtres-chiens sans papiers de la SNCF en grève de la faim
Par Marie Barbier le mardi 29 décembre 2009, 08:00 - Travailleurs en lutte
Quatorze mois de lutte et rien. Pas un bout de papier en vue. Depuis octobre 2008, Boubacar Diarra et Sekou Bah se battent, avec trente-six autre maîtres-chiens sans papiers de la SNCF, pour obtenir leur régularisation. Les autres ont reçu la précieuse carte de séjour; eux rien. Pourtant, comme leurs anciens collègues, ces deux Maliens, âgés respectivement de 33 et 28 ans, travaillaient depuis des années pour Vigimak, sous traitant de la SNCF chargés d’assurer la sécurité dans plusieurs gares parisiennes. Leur action collective avait permis de lever le voile sur des conditions de travail indignes : cumulant plusieurs services, ces maîtres-chiens travaillaient jusqu’à trente jours par mois pour un salaire d’environ 900 euros.
mardi 27 octobre 2009
« Un jour, tu es forcé de te révolter »
Par Marie Barbier le mardi 27 octobre 2009, 07:00 - Travailleurs en lutte
PORTRAIT. « C’était une lutte avec beaucoup de courage et de solidarité ». Sourire aux coins des lèvres, yeux brillants, Souleymane Sangaré, 33 ans, raconte son combat avec enthousiasme et fierté. Il peut. Après onze mois de lutte, les maîtres-chiens sans papiers de la SNCF y sont presque : sur trente-huit, trente-six ont obtenu leur régularisation.
La lutte
commence en octobre 2008. Deux maîtres-chiens débarquent dans le bureau de Sud
Rail. En les écoutant, le syndicaliste Dominique Malvaud découvre
l’inimaginable : par l’intermédiaire de sociétés sous-traitantes, des
dizaines de sans-papiers travaillent pour la SNCF, sans être déclarés, sept
jour sur sept, douze heures par jour.
Souleymane Sangaré est de ceux là. Il est recruté par la société de sécurité Vigimark à son arrivée en France en 2006. Fuyant la crise en Côte d’Ivoire, où il est membre du parti d’opposition, Souleymane espère obtenir le statut de réfugié politique en France. Preuves insuffisantes, tranche l’Ofpra. Souleymane bascule dans la clandestinité et le travail au noir. Pas de contrat, les heures sup non payées, il doit s’acheter lui-même son chien (500 euros), ses chaussures de sécurité et la muselière. De jour comme de nuit, il parcourt la ligne D du RER pour assurer la sécurité des agents et des usagers.
jeudi 16 juillet 2009
Maîtres chiens sans papiers à la SNCF
Par Marie Barbier le jeudi 16 juillet 2009, 07:00 - Travailleurs en lutte
Ils seraient « entre 150 et 200 » en région parisienne, d'après Sud Rail. Mais seuls 39 ont eu le courage de sortir du bois. Début octobre, ils prennent contact avec le syndicat et commencent une lutte collective pour leur régularisation. Ce que découvre les syndicalistes est stupéfiant : ces maîtres chiens, chargés d'assurer la sécurité dans plusieurs gares parisiennes (Saint-Lazare et des lignes C et D du RER), Ivoiriens dans leur très grande majorité, sont employés illégalement par un sous-traitant de la SNCF ; sous-payés, ils sont totalement exploités. « En août dernier, raconte Dominique Malvaud de Sud Rail, nous en avons vu plusieurs travailler de 19 heures à midi, 31 jours sur 31 pour 1300 euros par mois, avec lesquels ils doivent payer la muselière du chien et leur uniforme ».