Ce n’est plus de la drague, c’est du rentre-dedans, libidineux et vulgaire. Pour séduire l’électorat frontiste du premier tour, Nicolas Sarkozy ressort son sempiternel cheval de bataille : le refus d’accorder le droit de vote aux étrangers. Permettre aux immigrés non communautaires qui résident en France depuis cinq ans de voter aux élections locales, est la 50e des 60 propositions du candidat socialiste François Hollande. Elle a été adoptée par le Sénat, désormais à majorité socialiste, le 8 décembre 2011. Depuis, l’UMP et sa tendance ultra-droitière, la Droite populaire, tire sur cette mesure à bras raccourcis. Le débat s’était un peu calmé ces derniers mois, il revient en force à la faveur du 6 mai, rabâché par les partisans du candidat sortant.
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jeudi 26 avril 2012
Le scrutin des immigrés en ligne de mire de l’UMP
Par Marie Barbier le jeudi 26 avril 2012, 08:30 - Eclairages
jeudi 5 avril 2012
Les manifs de sans-papiers, un jackpot pour les quotas
Par Marie Barbier le jeudi 5 avril 2012, 09:00 - Travailleurs en lutte
Il ne manquait plus que ça : à Lille, non seulement les sans-papiers se sont organisés dans un comité (le CSP 59) mais, en plus, ils osent manifester ! Vendredi dernier, une quarantaine d’entre eux, soutenus par des organisations syndicales et politiques ont occupé le siège lillois de l’UMP de 14 à 16 heures. Deux heures durant lesquelles, ils ont crié des « Au revoir, Sarkozy ! Au revoir ! » ou encore « Du balai, Sarkozy ! ».
jeudi 20 octobre 2011
L'UMP ne veut pas du droit de vote des étrangers
Par Marie Barbier le jeudi 20 octobre 2011, 08:30 - Eclairages
A huit mois de l’élection présidentielle, la droite populaire a choisi sa cible : les étrangers. Le très droitier collectif de l’UMP a lancé hier une pétition contre le droit de vote et d’éligibilité des étrangers issus des pays hors-Union européenne aux élections locales. Sur le site www.nondroitdevotedesetrangers.fr, une main qui ressemble au doigt près à celle de SOS Racisme clame : « Touche pas à mon vote ». Les arguments défilent : démarche anachronique, absurdité symbolique (« un mauvais signal alors que notre société traverse une crise identitaire »), manœuvre électoraliste, etc.
jeudi 15 septembre 2011
La vraie-fausse relaxe d'Hortefeux
Par Marie Barbier le jeudi 15 septembre 2011, 22:00 - Eclairages
C’est une bisbille juridique qui profite à Brice Hortefeux. La cour d’appel de Paris a relaxé hier du délit d’injure raciale l’ex-ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux, qui avait été condamné en première instance.
A Seignosse (Landes) le 5 septembre 2009, le ministre, après avoir pris une photo avec Amine Benalia-Brouch, un militant auvergnat, avait déclaré : « Il ne correspond pas du tout au prototype. Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes. »
En juin 2010, le ministre avait été condamné à 750 euros d’amende. La cour d’appel a confirmé le caractère raciste et injurieux des propos mais a jugé irrecevable la constitution de partie civile du Mrap, à l’origine des poursuites, entraînant de facto la relaxe de Brice Hortefeux. « La cour a considéré que les propos avaient été tenus dans un lieu non public et donc qu’une association anti-raciste ne pouvait pas poursuivre en justice », explique Bernard Schmid, du service juridique du Mrap, L’association va saisir la cour de cassation et déposer une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) sur cette interprétation de la loi.
Pour l’avocat du Mrap, Pierre Mairat, la question de l’indépendance du parquet est posée : « A partir du moment où l’injure raciste est caractérisé, le parquet aurait dû poursuivre ».
Par ailleurs, le Mrap a annoncé hier après-midi son intention de porter plainte devant la Cour de justice de la République contre Claude Guéant, actuel ministre de l’Intérieur, qui avait déclaré dimanche dernier que « l’immigration comorienne » marseillaise était la « cause de beaucoup de violences ».
vendredi 8 juillet 2011
L'UMP libère sa parole sur l'immigration, pour le pire...
Par Marie Barbier le vendredi 8 juillet 2011, 08:00 - Eclairages
A l’applaudimètre, la star a bien sûr été, hier, le ministre de l’Intérieur Claude Guéant, suivi de près par Lionnel Luca, député de la Droite populaire, courant droitier du parti majoritaire. A la convention sur l’immigration, organisée par le patron de l’UMP Jean-François Copé, l’aile droite du parti a semblé plus forte que jamais.
Un temps démissionnaire, le secrétaire national à l’immigration Lionnel Luca a négocié son retour : il sera chargé d’organiser à l’automne une convention sur la nationalité. Histoire de remettre à l’ordre du jour un sujet qui divise pourtant l’UMP. En amont de la conférence, Claude Guéant avait déclaré qu’il n’avait « aucune intention de changer la loi » pour interdire la binationalité, mais qu’il allait demander aux préfets d’être « plus vigilants » et « exigeants » sur les « critères » d’obtention de la nationalité française. Devant la convention UMP, le ministre a précisé son propos, promettant un durcissement des conditions de naturalisation. Un niveau de français de fin de collège pourrait ainsi être exigé.
vendredi 22 avril 2011
Un maire accusé de provoquer la haine raciale
Par Marie Barbier le vendredi 22 avril 2011, 08:00 - Roms migrants

Les banderoles, tracts et autres pétitions sont apparus au courant du mois de
février dans la commune de Villeneuve-le-roi (Val-de-Marne). D’abord
discrètement, puis de manière tout à fait officielle. Quatre banderoles,
frappées du logo municipal, sont dressées dans les artères principales de la
ville, sur lesquelles les Villeneuvois peuvent lire : « Le conseil général
doit faire évacuer les campements roms de notre ville ! ». Une campagne de
pétition relaie ce slogan, avec distribution sur les marchés, porte-à-porte,
etc. « Pendant trois semaines, ça a été la grosse artillerie », raconte Joël
Josso, élu d’opposition PCF. Objet de l’ire de la mairie UMP, des familles roms
installées dans la ville depuis un an environ sur un terrain appartenant au
Conseil général. Or, durant l’été dernier, au moment où Hortefeux et consorts
médiatisaient l’évacuation des campements roms, le Conseil général du
Val-de-Marne s’était justement engagé à ne pas évacuer ce terrain qui compte
une petite centaine de Roumains.
mercredi 9 mars 2011
Reculer pour mieux déchoir ?
Par Marie Barbier le mercredi 9 mars 2011, 15:15 - Loi Besson
Le député UMP Claude Goasguen, rapporteur du projet de loi sur l’immigration, s’est livré mardi soir, à l’Assemblée nationale, à un difficile numéro d’équilibriste. Le matin même, le premier ministre, François Fillon, annonçait que le gouvernement renonçait à légiférer sur la déchéance de la nationalité, mesure phare - bien que symbolique - de ce projet de loi. Comment, dès lors, présenter cet abandon alors que cette mesure était défendue bec et ongles par la majorité depuis qu’elle avait été lancée par le président lui-même à Grenoble, en juillet dernier ? « Elle serait très difficile à appliquer avec la jurisprudence actuelle » se justifie le rapporteur qui parle d’une décision prise « spontanément et avec réflexion ». La gauche se marre.
jeudi 17 février 2011
Les députés resserrent la vis
Par Marie Barbier le jeudi 17 février 2011, 08:30 - Loi Besson
Une reprise en main en bonne et due forme : la commission des Lois de l’Assemblée nationale a rétabli hier toutes les dispositions du projet de loi sur l’immigration qui avaient été supprimées par le Sénat. La semaine dernière, les sénateurs avaient adopté en première lecture un texte largement modifié par rapport à sa version initiale, provoquant l’ire du ministre de l’Intérieur. Brice Hortefeux avait alors grossièrement rappelé aux sénateurs que la Constitution donnait le dernier mot aux députés.
Hier matin, les 55 amendements déposés par le rapporteur UMP Claude Goasguen et le gouvernement ont tous été adoptés, rétablissant le texte sécuritaire initial.
jeudi 3 février 2011
Loi Besson : motus et votes décousus
Par Marie Barbier le jeudi 3 février 2011, 08:30 - Loi Besson
De mémoire de policiers, on
n’avait jamais vu ça devant le Palais du Luxembourg : une cinquantaine de
militants se sont rassemblés hier midi, devant cinq CRS goguenards, pour un
Cercle de silence contre la loi Besson. Des têtes chenues majoritairement, dont
celle du frère franciscain Alain Richard, inventeur de ces rassemblements
muets. « Chacun fait un travail à l’intérieur de soit pour écouter ce
qu’il a de meilleur et réfléchir aux violations des droits humains »
explique l’octogénaire barbu.
mercredi 5 janvier 2011
L’AME payante : « inadapté » et « porteur de risques sanitaires » juge un rapport officiel
Par Marie Barbier le mercredi 5 janvier 2011, 08:30 - Santé
Tout juste gravé dans la loi, le nouveau droit d'entrée à l’Aide médicale d’état (AME) - couverture maladie réservée aux sans-papiers pauvres - essuie de vives critiques dans un rapport officiel qui dénonce un dispositif « inadapté » et « porteur de risques sanitaires ».
Au terme de vifs débats, le budget 2011 a mis en place un droit d’entrée de 30 euros par an pour pouvoir bénéficier de cette couverture médicale gratuite pour les sans-papiers aux faibles ressources (moins de 634 euros par mois pour une personne seule).
mardi 2 novembre 2010
Les sans-papier pauvres devront payer pour se soigner
Par Marie Barbier le mardi 2 novembre 2010, 21:30 - Santé
Bien caché au milieu du projet de loi de finances pour 2011, les députés ont voté cet après-midi la fin de la couverture maladie gratuite pour les sans-papiers pauvres. Désormais, les bénéficiaires de l’aide médicale d’Etat (les étrangers en situation irrégulière vivant avec moins de 634 euros par mois) devront payer un droit d’entrée de 30 euros par an.
L’offensive est venue des députés de droite qui ont multiplié les amendements pour « limiter le champ de l’AME ». « Ce dispositif est chroniquement en déficit et nous allons vers un budget exponentiel d’un milliard d’euros ! », a assuré le député UMP Claude Goasguen, dénonçant « abus », « fraudes » et autres « utilisations abusives ».
dimanche 3 octobre 2010
Le débat sur l’immigration joue les prolongations à l’Assemblée
Par Marie Barbier le dimanche 3 octobre 2010, 16:00
L’examen du projet de loi sur l’immigration entre dans sa deuxième semaine. Le gouvernement espérait que tout serait bouclé jeudi, mais la session extraordinaire de septembre s’est achevée jeudi à minuit avec 75 articles, sur 90, et les 370 amendements, sur 570, encore à examiner. La lenteur des débats s’explique par la résistance de l’opposition, qui a défendu pied à pied tous ses amendements, mais également par des réticences au sein de la majorité, comme celle du député UMP Etienne Pinte, qui a accusé le gouvernement de « draguer l’électorat du Front national ». La procédure dite du « temps législatif programmé », qui affecte à chaque groupe une « enveloppe de temps de parole », devrait permettre de boucler mercredi l’examen du projet de loi.
vendredi 1 octobre 2010
La surenchère des députés de droite à la loi Besson
Par Marie Barbier le vendredi 1 octobre 2010, 08:00 - Loi Besson
Toujours plus. A peine voté l’article 3 bis du projet de loi sur l’immigration qui élargit les motifs de déchéance de nationalité, plusieurs députés de droite sont montés au créneau hier pour tenter de rétablir la double peine. Leur amendement, déposé entre autre par les députés droitistes Christian Vanneste, Lionnel Lucas et Jacques Myard, prévoyait d’étendre les motifs de déchéance de la nationalité pour les Français naturalisés depuis moins de dix ans et condamnés à une peine de prison égale ou supérieure à cinq ans. Une peine complémentaire prévue dans la loi de 1945 mais retirée en 1998.
jeudi 30 septembre 2010
L’assemblée vote la déchéance de nationalité
Par Marie Barbier le jeudi 30 septembre 2010, 17:10 - Loi Besson
75 pour, 57 contre. Après des heures de discussions et malgré la forte opposition de l’opposition et de certains députés de la majorité, l’amendement gouvernemental qui élargit les motifs de déchéance de la nationalité a donc été voté en début d'après-midi par l'assemblée nationale. Annoncée par Nicolas Sarkozy le 30 juillet dernier, cette mesure vise les Français naturalisés depuis moins de dix ans condamnés pour meurtre d'agents dépositaires de l'autorité publique.
Durant près de trois heures, les députés de gauche ont défendu la suppression d’un article jugé « inefficace », « inapplicable », « indigne » et « inacceptable ». Même dans la majorité, les députés Daniel Garrigue et Etienne Pinte ont critiqué ce texte. Le premier lançant à Eric Besson : « Vous êtes en train d’entacher l’image de la France et de la République ». Les députés socialistes ont d’ores et déjà annoncé qu’ils déposeront un recours devant le Conseil constitutionnel, estimant que cette mesure viole l'article 1er de la Constitution sur l'égalité de tous les citoyens devant la loi.
Débat houleux à l'Assemblée nationale sur la Loi Besson
Par Marie Barbier le jeudi 30 septembre 2010, 08:34 - Loi Besson
Les députés sont entrés dans le vif du sujet hier en commençant le vote des quelque 500 amendements déposés sur le projet de loi « relatif à l'immigration, à l'intégration et à la nationalité ». Ce texte, considérablement musclé après les polémiques sécuritaires de l'été, est vigoureusement dénoncé, au-delà même des rangs de la gauche. Les députés UMP Nicole Ameline et Etienne Pinte ont annoncé qu’ils voteraient contre et l’ex garde des sceaux, Rachida Dati, a critiqué hier un texte qui « gagnerait à s'enrichir de mesures beaucoup plus positives et incitatives ».
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